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20/08/2010

The BEATLES : Love (2006)

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Coup marketing redoutable puisqu’il fera mouche à coup sûr : que cette compilation rebidouillée remporte ou non l’adhésion des critiques, elle remet le fond Beatles à l’honneur. Même les journalistes réfractaires à Love ne manqueront pas - comme moi - de rediriger le public vers les albums originaux des Fab Four.

A la base, les morceaux-phares que l'on trouve sur Love ont été réarrangés et remixés pour les besoins d’un gigantesque et onéreux spectacle du Cirque du Soleil, à Las Vegas. Le projet a toutefois pris de l’ampleur au cours de sa réalisation pour dépasser le cadre du show et devenir cette présente compilation.

COUV_201.jpgCompilation contestable par sa vocation purement mercantile, mais il n'y a heureusement pas de quoi crier au sacrilège : les nouveaux traitements sonores de ces classiques ne sont pas des remix dance comme ceux infligés à Elvis et Cloclo (rarement pour le meilleur et souvent pour le pire). Love ne constitue pas non plus l'audace révolutionnaire dont se targue la maison de disques. En somme, l'esprit des Beatles est préservé. Mais alors, qu'est-ce qui caractérise Love ? Tout d'abord le son remasterisé / actualisé. Secondement - et surtout - l'album propose des chansons célèbres des Beatles, mais dont certaines parties vocales, instrumentales et autres bruitages ont été isolés, mélangés à d'autres extraits (parfois moins connus) des bandes d'époque. C'est donc essentiellement un travail de "collages" dont il s'agit. La seule nouvelle instrumentation est l'arrangement orchestral qui accompagne une prise alternative de When my guitar gently weeps. Pour rassurer l’auditeur sceptique, la tâche a été confiée à George Martin, le producteur - génial - de l’époque, « le cinquième Beatle », et son fils, Giles Martin… Les mauvaises langues diront que c'était préférable étant donné les rumeurs sur la surdité de papa Martin.

L’écoute de Love procure à la fois fascination, perturbation et dégoût :

Fascination parce que les Beatles restent les musiciens les plus incontournables du 20e siècle, et certains montages offrent clairement un nouvel éclairage sur le génie inventif du groupe, ainsi qu’un nouveau plaisir d’écoute de morceaux dont on nous a largement rabâché les oreilles.

Perturbation, car l’anachronisme dans plusieurs enchaînements de chansons me donne l’impression d'assister par moments à un grand pot-pourri tape-à-l’oreille. Faire enchaîner le puissant final de I want you avec la légèreté mélodique de Help !, par exemple, il fallait (ou plutôt : il n’aurait pas fallu) l’oser !

Dégoût car on sent la pompe à fric actionnée derrière cette démarche, et que deux des Beatles ne sont plus là pour l’approuver (ndlr.: John Lennon et George Harrison pour les ignares ;-) ) Pour ceux qui ne connaissent pas encore en profondeur leur discographie, ruez-vous plutôt et sans hésiter sur les albums originaux : Revolver, Sgt Pepper, le « double blanc » (mon préféré), Abbey Road et tant d’autres !

Chronique par Louis

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Maison de disques : EMI

19/08/2010

The WHITE STRIPES : Icky Thump (2007)

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Sixième album un chouïa facultatif pour les White Stripes.

COUV_368.jpgSi le précédent Get behind me Satan s’aventurait avec bonheur en terrain un peu plus expérimental, ce Icky Thump marque un retour en arrière pour le duo. Leur rock possède toujours une efficacité impressionnante et décoiffante (j’ai toujours du mal à imaginer qu’ils ne sont que deux)… mais hormis peut-être le délirant et hispanisant Conquest, on a l’impression que Jack et Meg se répètent. Les White Stripes whitestripisent, façon De Stijl, l’effet de surprise en moins.

J’espère que, par la suite, ils penseront plutôt à approfondir la voie empruntée par Get behind me Satan, meilleur album de l’année 2005 à mon sens... et aussi essentiel que les trois précédents : De Stijl, de 2000 ; White blood cells de 2001 ; et Elephant, l'album de 2003 qui les rendit incontournables (surtout grâce au méga-hit Seven Nation Army, malheureusement également devenu un hymne de stades de foot).

Chronique par Louis

 

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Maison de disques : Naïve

16/08/2010

ARCHIVE : Lights (2006)

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Après la facultative bande originale du film Michel Vaillant et l’album Noise, aussi prétentieux que majoritairement raté,  je n’attendais plus grand chose d’Archive. Et pourtant, le groupe semble avoir déterminé son son - à défaut d’avoir stabilisé son line-up - et nous offre onze nouvelles compositions de toute beauté. Lights renoue en effet avec la veine de leur très remarqué You all look the same to me de 2002.

Le changement de chanteur  ne se remarque que très peu… et à la limite on en est plutôt content vu l’évolution que prenait celle de Craig Walker sur Noise. Bienvenue au petit nouveau, un certain Pollard Berrier. COUV_99.jpgD’autre part, le retour d’une voix féminine, sur le morceau I will fade rappelle également les bons moments de l’album sous-estimé Take my head (1999). Planant à souhait. Et si l’exploit de leur désormais incontournable morceau Again sera difficile à réitérer, le groupe se lance toutefois dans une autre impressionnante plage progressiste de 18 minutes 29, celle qui donne son nom au présent album.

Bon, c’est pas tout ça, mais je sens que celui qui ne connaît pas encore le groupe se sent complètement largué par mes considérations du paragraphe précédent. Alors, comment définir la musique d’Archive ? Parce qu’il faut bien comparer pour se faire comprendre dans un article, je situerais cet album quelque part entre Radiohead et Pink Floyd (période Wish you were here / Animals). Alléchant, n’est-ce pas ?

Chronique par Louis St-Jo

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Maison de disques : Warner Bros