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08/09/2010

Lenny KRAVITZ : It is time for a love revolution (2008)

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Lenny Kravitz ne change pas d’un iota sa formule qui marche depuis ses débuts. Sauf que ses chansons, si elles restent plaisantes, atteignent rarement le niveau de celles sur Let Love Rule, Mama Said ou Are you gonna go my way.

A la veille et au début des années ’90, Kravitz parvenait en effet souvent à égaler - et même quelquefois à surpasser - les chansons rock et R&B historiques dont il s’inspirait amplement.

COUV_Lenny_LoveRevolution.jpgSur cette nouvelle plaque, notre multi-instrumentiste et son fidèle adjoint Craig Ross (guitariste et co-compositeur) s’auto-singent sur quelques compos et piochent encore une fois dans la manne sans fond des classiques du rock et de la soul pour quelques morceaux qui tiennent mieux la route.

Ainsi, A new door est – sur le plan musical - une variation kravitzienne du Satellite of love de Lou Reed. Dancin' Till Dawn me rappelle furieusement son pote Mick Jagger (veine Sweet thing). On pensera aussi très très souvent aux riffs guitaristiques de Led Zeppelin… (comme par hasard en cette année de reformation du groupe mythique) Et sur Will you marry me, on croirait presque entendre Jimmy Page s’inviter sur un funk de James Brown !

Le single choisi pour annoncer, puis représenter l'album est I'll Be Waiting…: un Believe réchauffé dont on nous bassine les oreilles à longueur de journée sur les ondes hertziennes jusqu'à sursaturation.

It is time for a love revolution montre encore une imparable efficacité à faire des cocktails détonnants de classic-rock, mais avant que ça ne prenne plus : wouldn't it be time for a change, Lenny ?

Chronique par Louis

Maison de disques : EMI - Virgin

07/09/2010

Kris DANE : Rise & down of the black stallion (2008)

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COUV_KrisDane.jpgInvité au concert privé qu’il donna au Recyclart (Bruxelles), ma première approche avec la musique du belge et bellâtre Kris Dane faillit en rester là : deux heures de retard ; un artiste déconnecté de ses musiciens et de son public, complètement retiré dans son personnage halluciné ; une playlist mal conçue (sensation d’ennui durant toute la première partie)…

Toutefois, l’a mbiance de saloon western enfumé, le talent indéniable de Kris Dane et de ses musiciens hétéroclites, le tube potentiel qu’est Private Lee… tout cela m’a donné l’envie d’approfondir en me procurant Rise & down of the black stallion et en l’écoutant à l’aise. Et c’est effectivement là que les morceaux se sont révélés à moi.

ILLU_KrisDane.jpgLa plaque me rappelle les ambiances des Sixteen horse power ou encore de Grant Lee Buffalo (la voix de fausset sur From here to grace m’évoque Fuzzy). Johnny Cash, Nick Cave ou Leonard Cohen à d’autres moments. Les compos sont solides, habitées (hantées, même) et superbement interprétées.

En cette époque où plus personne ne se porte candidat pour réinventer le rock, on se console avec de très bons disques comme celui-ci, où anges et fantômes nous susurrent à l’oreille.


Chronique par Louis St-Jo

Maison de disques : Bang!

 
P.S.1 : Cet album est le second d’une trilogie (le premier étant Songs of Crime and Passion).

P.S.2 : Pour visionner des extraits du concert :

http://youtube.com/watch?v=kcxnzpMG1d4


P.S.3 : Pour visionner le clip choc et peu ragoûtant de From here to grace :

http://youtube.com/watch?v=0cQcOc0M-50&feature=related


05/09/2010

The RED HOT CHILI PEPPERS : Stadium Arcadium (2006)

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Stadium Arcadium, double album paru en 2006, est toujours le dernier album en date des Red Hot. Depuis leur Californication (de 1999), j’ai l’impression d’entendre la déclinaison d’un seul et même album. Certes d’un bon album… et c’est déjà pas mal.

stadium-arcadium.jpgMalgré qu’ils ne réchignent jamais à faire les guignols devant les caméras et sur scène, les Red Hot se sont assagis sur le plan musical. L’époque des innovants et fougueux Mother’s milk et Blood Sugar Sex Magik est bien derrière. Le groupe a trouvé sa marque de fabrique et n’en démord plus depuis plus d’une décennie. Une constante qu’on pourrait craindre monotone à l’avenir, surtout si la qualité des compositions venait à s’appauvrir. Ce n’est pas encore le cas ici, même si Stadium Arcadium ne parvient pas selon moi au niveau de leur précédent et excellent (et très « calme ») By the way.

Possédant donc des airs de « déjà entendu », la présente double plaque ressemble plus à une compilation d’inédits qu’à une succession cohérente. Ce qui n’empêchera pas chacun d’y trouver de quoi se satisfaire : il y a à boire et à manger. Si j’écarte quelques morceaux agaçants ou monotones, j’ai pour ma part trouvé mon bonheur avec des chansons comme par exemple le single Snow, les groovy 21st Century ou Turn it again ; quelques petits funks plus musclés rehaussés de guitares hendrixiennes, tels Storm in a teacup, Readymade ou l’instrumental She’s only 18 ; la pop atmosphérique d’Animal bar ; l’entraînante ballade Desecration smile (dont les chœurs évoqueraient presque du Crosby, Stills, Nash & Young) ; ou encore Death of a martian qui clôture en beauté.

Chronique par Louis St-Jo

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Maison de disques : Warner Bros