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16/06/2010

The B-52's : Funplex (2008)

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Depuis leurs tubes des années ’80 (comme Private Idaho ou Love shack) et les coiffures fifties-sixties bouffantes des deux chanteuses Kate Pierson et Cindy Wilson, on reconnaît très facilement leur style unique et déjanté.

Côté ambiance, on peut se fier au titre de cet album du grand retour : Funplex. Plusieurs morceaux sont jubilatoires et constituent le type de musique que j’aimerais entendre davantage dans les fêtes. Ca c’est de l’éclate, didjou !

Bien sûr, le son s’est actualisé… et lissé. Parfois avec bonheur (on évite les agaceries des albums passés), mais parfois - l'espace d'un instant - on se demande si des chansons de Gwen Stefani ou Madonna ne se sont pas immiscées. Heureusement, la folie, les guitares et le phrasé de Fred Schneider évacuent rapidement le doute : ceci est bien un album des B-52’s… et heureusement !


Chronique par Louis St-Jo

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Maison de disques : EMI

14/06/2010

The RACONTEURS : Broken Boy Soldiers (2006)

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L’avenir nous dira si The Raconteurs est un simple side project de Jack White ou davantage. Toujours est-il que ce nouveau groupe lui permet de s’écarter un moment du minimalisme rock qu’il s’est auto-imposé dans son groupe-duo : les désormais incontournables White Stripes.

COUV_56.jpgBroken boy soldiers des Raconteurs est une madeleine de Proust :

Je me souviens lorsque jeune ado, je fouinais avec délectation dans les 33T d’un oncle, ou encore ceux du père d’un copain, pour y découvrir tous ces classiques du rock (quelque peu diabolisés par le reste de mon entourage familial) et qui me fascinent encore tant aujourd’hui. Je me souviens aussi de quelques perles injustement oubliées. Eh bien c’est ce plaisir-là que je retrouve en écoutant la plupart des morceaux de ce premier album des Raconteurs : cette impression de découvrir un bon disque du début des seventies que je ne connaissais pas encore et que tout le monde aurait oublié. Au fil des chansons, sans qu’il y aît plagiat, je retrouve le son de Led Zep, Janis Joplin, des Doors, des Who, ou encore des Beatles (les harmonies psychédéliques de Hands m’ont évoqué Rain et Intimate Secretary rappelle Taxman). Seul le single Steady as she goes m’évoque davantage Nirvana que les noms précités. Well done.

Bien sûr on peut reprocher à ce disque d’être beaucoup trop court (10 morceaux et une trentaine de minutes seulement) et de ne pas atteindre les sommets des White Stripes. Mais franchement, hormis Placebo, certains morceaux des Living Things et de Franz Ferdinand, je n’ai pas entendu beaucoup d’autres jeunes groupes convaincants en cette année 2006.

Chronique par Louis

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Maison de disques : XL Recordings

09/06/2010

INDOCHINE : Alice & June (2005)

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A l’image de la couverture, Alice & June semble innocent et positif au premier coup d’œil/d’oreille… mais s’avère extrêmement "gothique" et glauque à qui s’y attarde.

COUV_17.jpgBienvenue chez Alice au pays des cauchemars pornographiques. Car oui, rien que le nom de certaines chansons est sans équivoque : Gang bang (partouze) ; Ladyboy (transexuel) ; Un homme dans la bouche… Nous voilà avertis. Il semblerait qu'il faille verser dans le dur et le dérangeant pour être un groupe à l’imagerie corbeau crédible, de nos jours.

 S’il n’est pas nouveau que Nicola Sirkis att ribue à des termes romantiques comme "étoile", "ciel" ou autres une symbolique personnelle et érotique, ils nourrissent ici le thème de l’abandon identitaire et sexuel jusqu’à la perversité (cfr. Adora ou June). Jusqu’au désespoir aussi puisqu’il semble être question de sida (ou en tout cas de mort liée au sexe) à plusieurs reprises : dans le très malsain June ou encore Pink water, beau duo avec Brian Molko (de Placebo).

Musicalement parlant, l’album est efficace à défaut d’être original, quelque part entre du New Order et du Marylin Manson, et dans la continuité de leur album bestseller Paradize. Un cran en dessous tout de même. On peut d’ailleurs reprocher à la version simple de l’album de comporter des titres très dispensables alors que la version double ne comporte que deux chansons constituant un véritable intérêt : Ceremonia et Starlight. Une stratégie marketing remplace donc un album qui - bien compilé - aurait pu talonner Paradize en qualité. Dommage.

Chronique par Louis

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Maison de disques : Sony / BMG