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18/07/2010

RAPHAEL : Je sais que la terre est plate (2008)

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Comment Raphael, jeune et beau chanteur aux airs fragiles et rêveurs, trop tôt targué d’"auteur-compositeur français incontournable" allait-il poursuivre après le succès fulgurant de Caravane (son 3e album, écoulé à près de 2 000 000 exemplaires) ?

Le vent de l’hiver est un premier single judicieusement choisi car ses accents tziganes/folkloriques russes invitent à la découverte de Je sais que la terre est plate, dont les thèmes principaux sont l’exil géographique et le voyage.

COUV_Raphael_TerrePlate.jpgMais pour le reste, l’option choisie est la continuité : ambiances musicales similaires malgré toutes les tentatives de diversifier par des arrangements asiatiques, reggae, blues… Et à nouveau ce même ton lancinant et mélancolique dans la voix… Une voix aux intonations de Jean-Louis Aubert, Damien Saez, Stephan Eicher (qu’on retrouve parmi les invités)… et un peu de Patrick Bruel aussi, non ? Si, si, écoutez bien. En plus frêle, mais quand même… Ce même petit truc qui fait craquer les femmes.

On notera ici la présence d'une brochette de musiciens impressionnante : du grand batteur Tony Allen (Fela Kuti), au chanteur reggae Toots, en passant par des collaborateurs (ou ex-collaborateurs) de David Bowie : Gail Ann Dorsey (basse), Carlos Alomar (guitare), Tony ViscontiPouvoir s'entourer de noms connus, c’est bien, mais encore faut-il savoir créer une symbiose, les stimuler et leur communiquer une vision. Et c’est là que le bât blesse : les morceaux sentent la réunion de professionnels dans un studio stérile, mais finalement très peu d’engouement artistique. Le DVD contenu dans l’édition limitée (assez inintéressante) ne fait que confirmer cette impression que Raphael gagne en professionnalisme là où il perd en singularité (on ne peut pas encore véritablement parler d’originalité). Je ressens peu le "mystère" qui semble lui être si cher.
 

Malgré ses côtés formatés, contenus, convenus (bref, manquant de relief si je peux me permettre le jeu de mots en rapport au titre), Je sais que la terre est plate n’est pas un mauvais disque. On peut passer d'agréables moments avec le premier single susmentionné, avec Le Petit Train, l'instrumental Transsibérien, etc.


Chronique par Louis St-Jo

Maison de disques : EMI 

06/07/2010

MORRISSEY : Ringleader of the Tormentors (2006)

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Attendu au tournant après un retour remarqué en 2004 (cf. l’indispensable album You are the quarry), Morrissey s’entoure d’invités de marque pour ce nouveau disque : le producteur Tony Visconti (oui, celui de David Bowie) ou encore Ennio Morricone pour certains arrangements.

COUV_37.jpgAvec Ringleader of the Tormentors, Morrissey corrige aussi son image de vieux garçon pessimiste et de dandy abstinant.

On ne s’attendait effectivement pas à ce que le Moz clame filer le parfait amour (avec un homme) et être enfin heureux dans sa nouvelle ville d’adoption : Rome. Rien non plus n’augurait que celui qui chantait autrefois "Most people keep their brains between their legs" (cfr. Such a little thing…) fasse l’étalage de ses désirs charnels (sur Dear God Please Help Me notamment). Si on l’a connu en parolier plus inspiré que sur le présent album, on se réjouit toutefois de sentir davantage d’ouverture et moins de cynisme chez le bonhomme. Life is a pigsty (la vie est une porcherie) démontre néanmoins - si besoin est - qu’on ne le verra pas chantonner de sitôt La vie en rose. Sacré Moz, toujours la petite phrase juste et acerbe à la bouche, pour dénoncer - avec un flegme tout britannique - combien cette société hypocrite rejette la différence aussi cruellement que poliment.

Bref, si Morrissey a enfin appris à savoir prendre son pied tout en restant lucide, tant mieux, mais sur le plan musical, y a-t-il encore de quoi prendre le nôtre (de pied) ? La réponse est oui, même si la prouesse de You are the quarry était inévitablement difficile à réitérer.
Les compositions sont du Morrissey pur jus, en moyenne assez bonnes mais sans grandes surprises non plus. Ringleader of the Tormentors enchante surtout par la grande forme vocale de notre crooner rock (qui n’hésite pas à pousser la voix jusqu’au falsetto touché par la grâce) et par le choix des arrangements : orchestre à cordes, chœurs d’enfants et autres synthés "ambiant" alternent ou se complètent aux guitares vrombissantes et familières de ses musiciens attitrés.

Chronique par Louis

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Maison de disques : Attack / Sanctuary

24/06/2010

John LENNON : Rock'n'Roll (1975)

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COUV_6.jpgAprès un début de carrière solo sans faute (John Lennon & Plastic Ono band, Imagine et Mind games) et un album inégal (Walls and bridges), Lennon ressentit un besoin de retour aux s ources. C’est ainsi que parut en 1975 l’album Rock ‘n’ Roll, proposant des reprises de standards du rock qui constituaient la base de sa passion musicale.

A l’écoute, on réalise par exemple que Come together (qu’il avait composé au sein des Beatles) était fortement imprégné du Can’t catch me de Berry.

Le morceau le plus mémorable et le plus réussi de l’album est bien entendu la reprise très personnelle de Stand by me.

Chronique par Louis

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Maison de disques : Capitol records