Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/08/2010

ARCHIVE : Lights (2006)

etoiles4.jpg

 

 

Après la facultative bande originale du film Michel Vaillant et l’album Noise, aussi prétentieux que majoritairement raté,  je n’attendais plus grand chose d’Archive. Et pourtant, le groupe semble avoir déterminé son son - à défaut d’avoir stabilisé son line-up - et nous offre onze nouvelles compositions de toute beauté. Lights renoue en effet avec la veine de leur très remarqué You all look the same to me de 2002.

Le changement de chanteur  ne se remarque que très peu… et à la limite on en est plutôt content vu l’évolution que prenait celle de Craig Walker sur Noise. Bienvenue au petit nouveau, un certain Pollard Berrier. COUV_99.jpgD’autre part, le retour d’une voix féminine, sur le morceau I will fade rappelle également les bons moments de l’album sous-estimé Take my head (1999). Planant à souhait. Et si l’exploit de leur désormais incontournable morceau Again sera difficile à réitérer, le groupe se lance toutefois dans une autre impressionnante plage progressiste de 18 minutes 29, celle qui donne son nom au présent album.

Bon, c’est pas tout ça, mais je sens que celui qui ne connaît pas encore le groupe se sent complètement largué par mes considérations du paragraphe précédent. Alors, comment définir la musique d’Archive ? Parce qu’il faut bien comparer pour se faire comprendre dans un article, je situerais cet album quelque part entre Radiohead et Pink Floyd (période Wish you were here / Animals). Alléchant, n’est-ce pas ?

Chronique par Louis St-Jo

ILLU_99.jpg
Maison de disques : Warner Bros

15/08/2010

SHARKO : Molecule (2006)

etoiles4.jpg

 

4e album pour Sharko, groupe de rock alternatif belge, mené par David Bartholomé, chanteur dont la voix se situe quelque part entre celles de Sting (époque Police) et Wayne Coyne (The Flaming Lips).

C'est Dimitri Tikovoi qui est cette fois aux commandes de la production. On devait déjà à ce monsieur entre autres le suivi de Meds, excellent album de Placebo. Par contre, je soupçonne que c'est également à lui qu'on doit ce mauvais choix d'instrumentation electro sur la plage d'introduction (Bug). Heureusement, la suite est d'un tout autre acabit.

ILLU_224.jpgLes moments forts de cette plaque sont :

- Sweet Protection : Sharko dans sa veine habituelle, en grande forme

- Motels : sans conteste le morceau le plus irrésistible de l'album, avec son riff métronomique

- Sugar Boy : jubilatoire... avec des relents de Pixies

- I Need Someone et No Contest : chansons plus calmes, très mélancoliques où la voix se fait encore plus fragile, cassée, plaintive

Certains extraits auraient gagné à être développés à la mesure de leur potentiel : seul le refrain dans Skish Hee, I'm Gonna Make It sonne abouti, par exemple ; et le très eighties No More I Give Up aurait pu, s'il avait été plus travaillé, passer pour un tube new wave.

Et puis Molecule est surtout malheureusement trop court : une trentaine de minutes à peine ! Mais quelle demie heure !


Chronique par Louis

Maison de disques : Bang!

12/08/2010

David GILMOUR : On an island (2006)

etoiles4.jpg



On an island est limpide, fluide. Album sincère, album serein, album-synthèse de ce guitariste-chanteur à la voix angélique, sur laquelle l’âge ne semble pas avoir d’emprise.

COUV_12.jpgPour la plupart atmosphériques et posés, ces 10 morceaux de Gilmour sont une invitation au rêve et à la méditation… portés par un saxophone, un piano, des arrangements symphoniques mais bien évidemment surtout par l’omniprésence de sa guitare envoûtante. Moins ambitieux et plus positif que pourrait l’être un album de son groupe mythique - Pink Floyd -, On an island rappelle toutefois davantage les sonorités de Division Bell (il y a… 12 ans déjà) que celles de ses deux autres enregistrements solo (le précédent, About face datant d’il y a… 22 ans !)

David Gilmour se fait trop rare pour qu’on se prive de savourer ce (dernier ?) disque. On aurait néanmoins espéré que l’intégralité de l’album puisse être aussi indispensable et mémorable que la mélodie de Smile ou le morceau éponyme… ponctué des superbes voix des autres vétérans que sont Crosby et Nash.

N.B. : Si vous appréciez ce genre de disques atmosphériques, je vous recommande chaudement les derniers albums en date du groupe Mercury Rev : All is dream et The secret migration (chez V2). De petits bijoux trop méconnus !

Chronique par Louis

ILLU_12.jpg
Maison de disques : EMI