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05/09/2010

The RED HOT CHILI PEPPERS : Stadium Arcadium (2006)

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Stadium Arcadium, double album paru en 2006, est toujours le dernier album en date des Red Hot. Depuis leur Californication (de 1999), j’ai l’impression d’entendre la déclinaison d’un seul et même album. Certes d’un bon album… et c’est déjà pas mal.

stadium-arcadium.jpgMalgré qu’ils ne réchignent jamais à faire les guignols devant les caméras et sur scène, les Red Hot se sont assagis sur le plan musical. L’époque des innovants et fougueux Mother’s milk et Blood Sugar Sex Magik est bien derrière. Le groupe a trouvé sa marque de fabrique et n’en démord plus depuis plus d’une décennie. Une constante qu’on pourrait craindre monotone à l’avenir, surtout si la qualité des compositions venait à s’appauvrir. Ce n’est pas encore le cas ici, même si Stadium Arcadium ne parvient pas selon moi au niveau de leur précédent et excellent (et très « calme ») By the way.

Possédant donc des airs de « déjà entendu », la présente double plaque ressemble plus à une compilation d’inédits qu’à une succession cohérente. Ce qui n’empêchera pas chacun d’y trouver de quoi se satisfaire : il y a à boire et à manger. Si j’écarte quelques morceaux agaçants ou monotones, j’ai pour ma part trouvé mon bonheur avec des chansons comme par exemple le single Snow, les groovy 21st Century ou Turn it again ; quelques petits funks plus musclés rehaussés de guitares hendrixiennes, tels Storm in a teacup, Readymade ou l’instrumental She’s only 18 ; la pop atmosphérique d’Animal bar ; l’entraînante ballade Desecration smile (dont les chœurs évoqueraient presque du Crosby, Stills, Nash & Young) ; ou encore Death of a martian qui clôture en beauté.

Chronique par Louis St-Jo

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Maison de disques : Warner Bros

04/09/2010

doMb : Pamalalarache (2008)

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COUV_doMb_Pamalalarache.jpgMalgré de nombreux très beaux concerts de musiques du monde, la révélation du festival Esperanzah édition 2008 a été pour moi un groupe… français : doMb. 

Des fous furieux mélangeant musiques ethniques à du rock-techno (souvent « musclé »). Imaginez en effet Prodigy grande époque (au milieu des années '90 : Music for the jilted generation / The fat of the land) avec des sons de didjeridoo, de berimbao, de bidons, djembés, de dunumba ou de sitars.

jump ! Jump ! JUMP ! De la pure éclate... explosive !

Chronique par Louis St-Jo

Maison de disques : Believe

02/09/2010

RENAUD : Rouge sang (2006)

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Désormais un brin "bobo"… mais toujours contestataire.

Touchant dans sa sincérité, un peu déprim ant dans sa lucidité,  le vieux chanteur ne surprend plus, mai s reste tel qu’on l’aime : engagé COUV_Rouge_sang.jpg(à gauche), teigneux au grand cœur et amoureux de sa dame.  Ses mots nous touchent, depuis plus de trois décennies maintenant. Bon, parfois il enfonce des portes déjà ouvertes (comme dans J’ai retrouvé mon flingue !, très anti-Bush) et musicalement, le bougre aurait pu faire l’effort de nous changer de sa formule qu’il traîne depuis la moitié des années ‘80 (mélodies aux airs de déjà-entendu, mêmes instrumentations, mêmes solos de guitare un peu puants…). Mais bon, une poignée de chansons mémorables font de ce Rouge sang une (semi-)réussite malgré tout .

Tout d’abord, le single entraînant qui ouvre gentiment les hostilités, Les bobos, créera sans conteste une complicité renouvellée avec une large part de son public. Dans le registre petites chansons d’amour jolies qui ne paient pas de mine, je retiens Les cinq sens et Jusqu’à la fin du monde. Dans le genre baigne bien envoyée aux crétins qui se la pètent avec des vannes minables : Ma blonde, j’aime. Arrêter la clope ! constitue une bonne campagne anti-tabac (dommage que la musique soit pas terrible). Sentimentale mon cul répond acerbement à la désormais célèbre Foule sentimentale de Souchon. D’autres chansons de cette plaque s’avèrent agréables, sans être indispensables, comme Elsa, Malone ou encore Adieu l’enfance, un clin-d’oeil nostalgique, que papa Renaud adresse sûrement à la môme de Morgane de toi, devenue femme.

N.B. : Pour les amateurs de BD, tout le livret intérieur présente les paroles richement illustrées par Killoffer (auteur bien connu de ceux qui suivent le catalogue de l’Association).

Chronique par Louis

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Maison de disques : EMI